vendredi 15 octobre 2010

réflexion sur le son par aa

Résidence de recherche, résidence des évolutions. "Entrailles"* comme expédition en terre nouvelle. Le coup des matériaux (la chips marche très bien) dans les membranes de haut-parleur n'est vraiment pas nouveau, mais ce ne sont que des médiums. Des transmetteurs d'idées sonores.
Pour les scaphandriers de résidence ce n'est qu'un splendide terrain de jeu. Où il faut ré-apprendre (ici la composition acoustique d'un espace à deux musiciens), où il faut apprendre (le maniement de la multidiffusion), où il faut partager les manières de faire et les méthodes. C'est ce point zéro qui fait des résidences de recherche des résidences où tout peut changer. Pour parfois en ressortir rempli d'envies et d'horizons. La tectonique des intellects et des sensibilités ressemble à une vulcanologie des créations.
Le travail des techniques au service des émotions et des désirs passe par la remise à plat des prés carrés et l'effronterie des prises d'assaut empiriques et intuitives. Qu'importe la règle puisque les chemins de la réinvention des objets (électronique ou autre) compose la singularité des propositions. aa





Interview et infos pour l'étape de travail samedi

Comme souvent... les journalistes sont les premiers prévenus. "Le Progrés". Ouf. Annonce de la maquette du samedi 16 octobre...aa
Elle est plutôt surprise de notre approche artistique et surtout du sujet, elle pose des questions un peu bizarres mais elle est très sympa.MM

jeudi 14 octobre 2010

Test sur les voix off

Introduire de la voix, du texte, de la chair dans le dispositif électroacoustique est un enjeu et une gageure.




Il faut que la voix devienne instrument ou création sonore. On est un peu comme dans le cinéma sauf que le public n'est pas dans sont canapé. Alors il va falloir trouver des astuces pour que le texte prennent une dimension visuelle. MM



Réflexion sur la création sonore par AA

Alors que les 33 remontent, les 5 plongent dans "Entrailles" sans soucis, sans phénix*, sans regrets pour la surface des choses. Et au fond de l'affaire, ce n'est que sons électroacoustiques, multidiffusion, baignades bleues électriques, sensations acoustiques, environnement sonore et tressaillement d'ondes.
Tout le pari cependant tient dans les paris. Et par exemple cette question typique de résidence de recherche avant même celle de création : comment recomposer un espace sonore improvisé pour l'exporter dans une bande-son qui ne soit ni figée, ni morte, ni détachée de l'instant où tout se joue. Un casse tête.



On pense à l'aléatoire dans la diffusion, on imagine des déplacements du son donnant l'impression de mouvement et de vie (les rayons de son chers à Varése), on suppute sur les jeux acoustiques des proximités et des lointains "drones" (où l'auditeur compose de lui-même ses champs sonores), on repense à l'aspect physique visible du son (les éléments visuels induits par les vibrations de la membrane, où l'intégration scénographique des haut-parleurs par exemple), on ose croire aux immersions psycho-acoustiques (des amphithéâtres d'acousmoniums !*), aux leurres, aux trompes-l'oreille, aux effets de sub-basses ou de voutes sonores.... avec un premier obstacle qui est la simple mise en place d'une diffusion liée à son mode de création. Ce n'est pas le tout d'inventer, dans une salle, un espace aux sons mobiles, équipé d'un ordinateur, d'une carte 16 sorties et de logiciels (détournés de leur finalité tout de même), encore faut-il, déjà, penser à l'exportation en extérieur et sans musiciens de tout ceci. L'enjeu du son de cette création est là.





Et la recherche passe aussi par définir les modalités de composition (de l'improvisation à la fixation sur bandes, de la composition à la recomposition in situ, de l'empirisme directement sur le terrain ou de l'adaptation pas à pas selon les contraintes), comme celle du mode de travail (l'outil "Live" plus facile pour le direct mais compliqué pour la transposition en bande-son ou l'outil "Logic Pro" et "Cubase" plus facile en composition architectural du son mais complexe pour les improvisations).
Les résidence ne sont finalement que cela. Tester, tenter, inventer des passerelles, des bidouilles, dénicher les trouvailles, poser les problèmes pour s'occuper des solutions, projeter en laissant tout les esprits ouverts, choisir et jeter, jeter, jeter.



Tout est là. Trouver et jeter. Oser ne pas garder et être sur le fil en permanence, les pensées rivés sur l'idée, et en tête, vissée, la poursuite de ce qui n'est pas encore fait. Inventer des parcours, des moyens, des cheminements, transposer une singularité, une expérience, une volonté, une envie, une idée, combiner, sauter le pas. La création est là. Puisque soit disant tout à déjà été fait, alors il ne reste que ce l'on est, là, de suite, pour tout réinventer. L'unique de chacun restera toujours une création neuve et merveilleuse.

aa

lundi 11 octobre 2010

Installation à la vache qui rue

Accueil sympathique d'Esméralda qui nous laisse le lieu pendant une semaine. Une salle idéale pour nos premiers essais. Michael







vendredi 24 septembre 2010

Azimuts entre dans le temple du théâtre en salle

4 compagnies Lorraines sont sélectionnées pour présenter leur prochaine création aux Plateaux Lorrains, pour la première fois une compagnie arts de la rue vient présenter son travail... à suivre les 4 et 5 novembre prochains. Michael.




mercredi 8 septembre 2010

Première réunion d'équipe

Entrailles. Le nouveau projet (Mickael Monnin et Isabelle Raulet)) de la Cie Azimuts, autour de la Femme (texte d'Isabelle Raulet d'ailleurs), autour d'une vie qui s'écoule, autour de sentiments confidents. Un projet Art de la Rue puisque tout est autonome et... waterproof !
Théoriquement, de l'électroacoustique partout, une scénographie de HP déshabillés, des fibres optiques, des drones (voir Eliane Radigue), des capteurs de mouvement, MAX-MSP, LIVE (Gabriel Fabing), des illusions psycho-acoustiques, des sensations d'infra-basses, des "rayons de sons" (voir Varése), des mobiles sonores (Calder ?), de l'acousmatique, de l'immersion, du transport, du tantrisme sonore, du mirage (voir Turrell et la NASA). A ce niveau de réflexion, tout est permis. Pas de limites.




Sans folie, pas de réalité.

Un projet d'intérieur dehors d'ailleurs. Les entrailles et le viscérale. La nature, aussi, d'une certaine manière. Greffée au son, à l'architecture des installations (Thierry Devaux, Davide Galaire et Laurent Diwo), à la diffusion éparpillé du son. Une fragmentation de microscope lié au fourmillement des coins de verdure.

Et puis du corps, du corps et de la danse (Andréa - Cie La Smala), des voix multipliées, dispersées, retravaillées, des déambulations, des
Tout est en l'état. En tête et au brouillon. Jeté en pâture à l'avis, à la confrontation. C'est le projet, ce que l'on y voit sans contraintes et ce que l'on y désire. Ce moment ne porte pas de problèmes, que des idées, que des possibles. Deus ex machina pour ceux qui projètent le devenir sur feuille vierge.







Puis, ensuite, les grains de sable....
aa

lundi 2 août 2010

Premier contact avec Thierry Devaux

Une journée chez Thierry Devaux, plasticien a qui nous avons confié la scénographie de notre prochaine création "Entrailles". On a déjà travaillé ensemble sur la version de nuit de Point de suspensions en 2002. Petite visite dans son atelier, dans son jardin (c'est un passionné des plantes) pour vous faire une idée de la plastique. Michael.






















mardi 27 avril 2010

Travail de table sur le rapport musique/texte


Et c'est parti pour la nouvelle création d'Azimuts. Horizon 2012 car il faut du temps pour murir, imaginer, tester, emballer, refaire, refaire, refaire. Mais c'est parti.




Électroacoustique, danse, parole, nature hybride, lumière, vibrations, mystère nocturne, grands espaces.... Zabotte et Mickael se lancent dans une perspective unique de greffe. L'art pointu se jette au vert. L'électricité circule dans les plantes. Le son se transmet dans le sol, la vue se trouble, les sens se perdent, il semble même que cet espace soit en mouvement.... une bio-invention.


"Entrailles".
C'est Zabotte. C'est Mickael. C'est l'histoire d'une vie, d'une femme, de beaucoup de femme, mais de cette femme. Ce sont ces épopées intimes qui changent le monde. Les moments exceptionnels et ce banal qui circule, ce quotidien qui transforme, cette aventure de l'intérieur qui bouleverse.
Mais pour tous, ce sera un moment de complicité, une sensation d'être, un temps d'empathie sensorielle. Une balade, un trajet, une immersion, et pourquoi pas, une baignade au clair de lune.




Oui, cela sera joyeux. Oui, cela sera inquiétant. Oui, cela sera une grande surprise visuelle et sonore. Oui mais pas seulement.
Au fond, il y aura cette question de soi, à soi, ce regard sur le temps qui passe, sur le temps qui dévore, sur le temps qui vous fait apprécier ce temps. Un histoire de femme, certes, mais une histoire de la femme, surtout. La vieillesse et les chamboulements, les joies et les émotions, les intimités et les exclamations.



Et puis le champ de l'invention.
Dispositifs électroacoustiques, lumières transportées de part en part, manipulées, déformées ; vibrations rutilantes, images travesties, mouvements de danse, impressions de textes, sens du vent, palpitations. Des interactions par capteurs, des transports amoureux, des diffusions de sol, caresse du vent, des retraitements in situ, douceur des sens, MAX/MSP et tendresse des nuits d'été.










Hop. Ce fut la première réunion musique - metteurs en scène. Ce fut le début du début. Des images volées. Des révélations. Il est fait pour ca ce blog, non ?
aa